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Histoire d’une idée…
Il y a parfois des épreuves dans la vie qui vous amènent là où vous n’auriez jamais cru aller…
L’Histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie, c’est la mienne et elle commence le 1er novembre 2005. Je me sens fatigué et essoufflé, ça fait 6 jours que je ne dors plus. Je suis un homme et comme tous les hommes cela m’en prend beaucoup pour consulter un médecin, mais cette fois-ci je me rends à la clinique de mon quartier en espérant que le médecin me prescrira un somnifère et que par la suite je me sentirai mieux très rapidement.
C’est à cette clinique médicale que ma vie a pris un tournant, quasiment incroyable
encore, même pour moi. De la clinique médicale, on m’a transféré à l’hôpital du Haut-Richelieu, court séjour, puis direction hôpital Notre-Dame pour une coronographie du cœur et dans la même journée l’Institut de cardiologie de Montréal.
Après quelques tests, un médecin est venu me dire que mon cœur était fichu et qu’il m’en fallait un autre, aucune autre chance de survie que la greffe du cœur… Moi qui n’avais consulté au départ que pour avoir des somnifères pour mieux dormir, voilà qu’un médecin m’annonçait que sans la greffe de cœur, je risquais en fait de m’endormir pour l’éternité…
Après le choc passé, trois cardiologues spécialistes en greffe de cœur, soit le
Dr Guy Pelletier, Dr Normand Racine et le Dr Michel White, sont venus me renseigner sur le processus d’évaluation préalable à la greffe. Plusieurs examens sont nécessaires pour déterminer s’il n’y a pas d’autres anomalies. Après plusieurs semaines dans l’angoisse la plus totale, un cardiologue est venu me dire que j’étais inscrit sur la liste des futurs greffés, en sixième place, ce qui est encourageant, mais qui ne veut pas dire grand-chose car il faut avant tout que le cœur reçu soit compatible. |
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Me voici accompagné du
Dr Normand Racine, cardiologue réputé de L'Institut de cardiologie de Montréal. |
L’Attente d’un nouveau cœur, c’est bizarre de dire cela, dure en générale entre 3 mois et un an. Avant de me laisser partir, ils m’ont donc installé un défibrillateur pour plus de sécurité, mais je dois vous avouer que je savais que le défibrillateur ne me sauverait probablement pas en cas de crise, car mon cœur était beaucoup trop faible. Je suis sorti à la mi-novembre et mon seul but était de passer les fêtes avec ma famille et de pouvoir leur dire à quel point je les aimais et ensuite je pourrais mourir, si tel était mon destin. Résigné à ma situation, j’ai passé de très belles fêtes dans l’ amour, mais ensuite la peur s’est peu à peu installée.
Au début de février 2006, mal en point, j’ai commencé à croire qu’on m’avait oublié. Mais voilà que quelques jours plus tard par un samedi ensoleillé, le 11 février 2006 à 12 h 50, je reçois un appel, de mon infirmière de greffe, Nancy, me demandant si je suis prêt à recevoir un nouveau cœur aujourd’hui. Sur le coup, j’ai failli dire non, mais je me suis vite ressaisi et ce fût avec un gros Oui catégorique que le branle- bas commença.
Une ambulance m’a été envoyée pour me rendre le plus rapidement possible à l’Institut de cardiologie de Montréal. Aussitôt arrivé, mes trois infirmières de greffes, Nancy, Mélanie et Virginie, m’attendaient pour me diriger vers la salle d’opération, rapidement elles m’enfilèrent le costume d’hôpital, vous savez celui ‘’ Fesses à l’air ‘’. Puis je ne souviens plus des 16 heures suivantes. |
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| Voici, deux de mes infirmières de greffe, à ma gauche, Nancy Chénard, et à ma droite Virginie Harris. |
En me réveillant, mes proches étaient là et n’avaient que de bonnes nouvelles pour moi. Mon chirurgien, aux doigts agiles, Dr Denis Bouchard a évalué mon nouveau cœur à 11/10, ce qui est exceptionnel et je croyais qu’il me disait cela pour m’encourager. Aujourd’hui, je comprends mieux ce qu’il voulait dire, mes anticorps étaient parfaitement compatibles avec mon nouveau cœur. Les risques de rejets sont donc presque nuls. Durant le reste de ma vie, je devrai prendre de nombreux médicaments anti-rejets et être vigilant pour ne pas attraper ou être en contact avec d’autres virus.
J’ai passé une autre quinzaine à L’Institut, pour remettre mon corps en condition et c’est durant ce séjour que j’ai réalisé la chance que j’avais, en fait la seconde chance qui s’offrait à moi. Je n’aurais pas pu passer à travers cette épreuve, sans l’amour inconditionnel et le soutien de mes proches.
J’ai alors pensé à créer une entreprise qui aiderait les gens… mais quelles gens?
Ayant été célibataire pendant plusieurs périodes de ma vie, j’ai analysé ce qui se faisait dans le domaine et c’est alors que j’ai compris qu’il manquait quelque chose d’important soit un logo identifiant les gens célibataires, mais qui aurait comme principe de faciliter la communication et de privilégier les contacts humains, par rapport aux contacts virtuels.
Avec mon épreuve, j’ai compris que les relations interpersonnelles sont au cœur du bonheur.
J’espère sincèrement que mon idée favorisera les rencontres, la communication et brisera l’individualisme en chacun de nous. Ma seconde chance m’amène à vouloir partager et aider l’être humain à redécouvrir les vraies valeurs, comme cela m’a permis de le faire.
Je tiens finalement à remercier de tout mon nouveau coeur, tout les gens qui ont contribués à me donner cette seconde chance, médecins, ambulanciers, infirmières, préposées, autant à l'Hôpital du Haut-Richelieu qu'à l'Institut de cardiologie de Montréal. J'y ai reçu les meilleurs soins que je ne pouvais espérer et je dois vous avouer que ça travaille fort dans les hôpitaux en 2007.
Je vous dis MERCI à vous tous, pour votre dévouement et votre gentillesse, malgré l'énorme travail que vous devez accomplir.
Voilà c’est mon histoire, c’est aussi celle d’une idée et je suis heureux de l’avoir partagée avec vous. |
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Sylvain Legault
Charlemagne, Qc
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